Archibong "en colère" : mais que fait le service public audiovisuel?
France télévision nous a apporté une fois de plus la preuve ces jours derniers que sa qualification de service public prend de plus en plus du plomb dans l'aile. Bien sûr,nous ne sommes pas dupes et nous savons depuis bien longtemps déjà que France2 et France3 se soucient tout autant de l'audience que les chaînes privées concurrentes, mais elles en ont fait encore une fois la bien triste démonstration en ne diffusant pas l'euro de basket masculin.
Certes, le basket est un sport qui reste quelque peu confidentiel dans notre pays mais la mission d'un service public n'est-il pas de satisfaire l'intérêt général avant même toute considération économique ? Et ceci encore plus lorsque c'est notre équipe nationale qui joue, nos couleurs, notre drapeau qui sont représentés! Si ce n'est pas à nos chaînes publiques d'assurer ces diffusions, ce n'est sûrement pas les chaînes commerciales qui s'en chargeront.
En effet, France télévisions a proposé au groupe Canal+ la somme dérisoire de 200000 euros pour la demi-finale et se montrait réticent pour la finale en cas de qualification en raison de l'horaire.
France
Où se dirige-t-on ? Si même France2 adopte une telle « politique », va-t-on vers un « pay per view » a l'américaine pour voir autre chose que ces émissions musicales toutes identiques dont on nous abreuve chaque week-end.
Faut-il mettre en place une sorte de droit de préemption audiovisuel où le service public aurait la priorité pour nos équipes nationales ? Cela va à l'encontre du principe de libre concurrence entre les chaînes, et pas sûr qu'ils mettraient, même gratuitement, une de nos équipes nationales de sport moins médiatisés au profit de films ou séries archi-rediffusées pour quelques téléspectateurs de plus.
Si tel est désormais le service public, la télé telle qu’on l’aimerait pourrait bien devenir un rêve irréalisable…