« ILS », film français réalisé par Xavier Palud et David Moreau
Les évènements relatés dans ILS, tirés d’une histoire vraie, se déroulent en Roumanie. Après une première scène dont on ne comprend pas bien après coup ce qu’elle vient faire dans cette histoire, n’y apportant finalement pas grand-chose et dont on se demande si elle aussi est tirée de faits réels, le film débute sur la vie de ce couple d’expatriés français dans leur maison isolée de la banlieue de Bucarest, Clémentine, professeur de français et Lucas, écrivain. Tout a l’air d’aller pour le mieux pour ces deux tourtereaux, Clémentine rentre de l’école après une journée de travail et retrouve son homme lascivement assis sur une chaise sous la véranda, jouant à Pinball 2000 sur son ordinateur portable, certainement en recherche d’inspiration pour sa prose. Taquineries, course poursuite dans la maison, repas en amoureux et soirée télé les bras dans les bras sur la canapé, le décor est posé.
Le chien ne cesse d’aboyer à l’extérieur, Lucas sort alors lui apporter quelques croquettes pour le faire arrêter… Ca a l’air de marcher… Puis Monsieur éteint la télé et les deux tourtereaux se retrouvent sur le sol dans une étreinte passionnée… On les retrouve alors dans la chambre, Lucas endormi ; Clémentine n’a pas sommeil et descend pour aller corriger quelques copies de ses élèves. C’est alors qu’en plein travail, le téléphone sonne et pour seule réponse au bout du fil, la jeune professeur entend des sortes de gémissements indicibles et peu rassurants. Intriguées, elle finit par raccrocher et monte se coucher.
C’est là que tout commence vraiment, à 3h45 Clémentine est réveillée par une musique qui semble parvenir de devant la maison. S’ensuit des évènements étranges, les phares de la voiture qui s’allume subitement puis le moteur rugit et la voiture s’éloigne, l’électricité de la maison qui se coupe, des bruits, des coups…
Le film, d’une durée d’une heure et dix huit minutes relate des faits qui se déroulent sur une seule nuit et c’est sûrement ce qui fait qu’il arrive à garder l’attention du spectateur du début à la fin, il n’y a quasiment pas une seconde de répit, et la tension monte parfois à des degrés assez intenses. Il n’y a pas grand-chose à reprocher au film qui surprend graduellement et sort le spectateur du doute seulement dans le plan final. Autant dire que personne ne sort de la salle avant la fin. Particulièrement marquante, la scène ou Clémentine croit enfin apercevoir le bout du tunnel, c’est le cas de le dire, et se retrouve finalement face aux barreaux, à un mètre du bitume…A voir et à ressentir…